Dans L'Idée d'université John Henry Newman développe une réflexion en profondeur sur la nature du savoir, sur les relations entre connaissance révélée et connaissance investiguée, ainsi que sur les enjeux de la formation de l'intelligence, ce qu'il appelle le processus « d'élargissement de l'esprit ».
Cet article est construit en deux volets. Le premier est une présentation de l'ouvrage et le second un ensemble d'éléments sur sa réception, ses modalités de mise en œuvre ainsi que sur la possible place que les sciences sociales pourraient prendre dans la perspective qu'il dessine.
Par Matthieu Ollagnon
La consistance du programme de sociologie-anthropologie, la compétence reconnue d'une équipe d'enseignants-chercheurs, confirmée par leurs publications scientifiques et leur participation à des colloques et à des centres ou groupes de recherche, les liens avec d'autres institutions ont été parmi les facteurs de réussite d'une formation de sciences sociales, originale à plus d'un titre en contexte français. Relativement selon les niveaux et les types d'enseignement, aux éléments mentionnés s'ajoutaient la préoccupation de former intellectuellement par la rigueur de la méthode, la communication de connaissances de pointe, la valorisation d'un esprit de liberté dans la recherche et l'expression de la pensée.
Par Paul-André Turcotte
Le concept de subsidiarité est un élément central de la pensée sociale catholique. Il est également laïque en raison de son origine philosophique et n'est pas réservé comme tel aux discours religieux. Il a pris en particulier une consistance dans les traités européens actuels ainsi que dans le droit en général. L'analyse de cette notion montre cependant des glissements de sens qui doivent être relevés afin de garder intacte son idée fondatrice. La compréhension que l'on a de la subsidiarité peut orienter notre conception de la liberté de l'enseignement supérieur, c'est à dire en fait le statut même de l'université, l'une étant indissociable de l'autre. Elle va de pair, en particulier, avec la nature du rôle accordé à la collectivité.
Par Michel Boyancé
Depuis la création d'une Commission royale d'enquête sur l'enseignement en 1961, le Québec entreprend la réforme de tout son système d'éducation.
C'est dans ce contexte que se situe, en 1968, la fondation de l'Université du Québec sous forme de réseau d'une université d'état publique et non confessionnelle, par opposition aux six établissements privés et de dénomination religieuse déjà existants.
Par Michel Allard
Les universités françaises vivent actuellement une réforme dont l’objet est d’augmenter leur compétitivité par un surcroît d’autonomie et des investissements incitatifs d’Etat. Il s’agit, dans cet article, de montrer que les principes théoriques qui sous-tendent cette réforme ont été empruntés en grande partie aux méthodes de management et aux théoriciens de la globalisation de l’économie. Sont mises en évidence leurs implications sur le fonctionnement de l’université française mais aussi les enjeux politiques de cette vaste réforme pour les citoyens.
Par Patrice Buffotot
L'Idée d'université s'inscrit dans une longue réflexion sur la valeur intrinsèque de l'éducation comme fin en soi et son action inhérente au développement de la personne. L'homme en tant que tel doit demeurer au centre du mouvement éducatif, en ce sens où sa formation doit être un bien en soi et non servir à une quelconque fin extérieure à lui-même. Newman dénonce avec force l'idée qui consisterait à croire que le savoir existerait indépendamment de l'esprit et serait assimilé sans le rôle actif de la personne.
Par Maud Besnard
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L'Association française pour la formation et la recherche en sciences sociales a pour vocation de faciliter l'ouverture et le partage entre les différentes traditions disciplinaires et nationales en sciences sociales ainsi que l'émergence de productions novatrices.
Elle s'appuie sur trois valeurs : la liberté, la centralité de la personne et la légitimité de chacun à connaître toutes les dimensions de la vie sociale.

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